Le nez dans la poudre de Perlimpinpin.

Le nez dans la poudre de Perlimpinpin.
Biscuit se réveilla au road coffee. Gouda n'était plus là, John et Jim non plus. Il semblait avoir dormi des mois. Il se redressa, bailla longuement, puis se leva. Alors qu'il allait se servir un bon café pour mettre ses idées au clair, il trouva une feuille sur la machine à café. C'était Gouda:

" Parti faire des photos au Nebraska avec Volcom. Reviendra. "

Pas de nouvelles de Cookie, ni de Chose. Sur d'une chose, il y avait eu un joyeux foutoir, et Biscuit ne se souvenait de rien, si ce n'est de souvenirs emmêlés. Jim qui rit en nageant dans un lac en Nouvelle Zélande, Gouda qui embrasse John sur une colline, une cuvette pleine d'armes, un bain tout chaud, une musique de Air, un Cookie apeuré, ou encore un plat de kefta.
Biscuit soupira longuement. Il avait une tonne de courriers (publicités et impôts, évidemment.) dont une lettre d'un juge qui devait venir voir si Biscuit était apte à tenir son bar.
Biscuit avala un smecta, puis se servi le café. Il fouilla dans son sac pour trouver son paquet de cigarette, puis saisit dans ses mains 18 petits cailloux. Il trouva aussi un tee shirt, avec écrit grossièrement "Truc" au feutre. Il rangea 17 cailloux dans sa poche, et mit le dernier dans une lettre qu'il envoya à Cookie.
Peu après, il s'assit à la table 23, mit 3 sucres dans son café, et le dégusta en écoutant une chanson des doors. Peu après, un biker rentra.
Tout heureux de trouver un être vivant, Biscuit le serra dans ses bras. Le biker ne lui dit qu'une chose:
" ...On avance plus vite seul, mais le temps, on le retient ensemble. "
Biscuit s'assit, servit un café au biker qui s'installa au billard sans dire un mot.
Ce silence aurait pu trahir un gêne, mais il était apaisant, ce n'était pas le cas.
Biscuit partit prendre sa guitare, puis marcha jusqu'à une colline, sur laquelle il joua pendant des heures. Il avait sommeil, mais il ne devait pas s'endormir, au risque d'être victime de cécité.
Il se releva et se dirigea vers le bar, pour préparer l'arrivée du juge.
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# Posté le mardi 22 mai 2007 16:36

La route.

La route.
Biscuit était sur une longue route, seul.
Il roulait, quand soudain il aperçut un petit personnage assis sur le rebord de la route, qui pleurait. Il s'arrêta, et vint à sa rencontre. Sur son bras était tatoué "truc.". Il lui proposa de l'aide. Le petit personnage ne répondait rien. Un asticot apparut sur l'épaule du petit personnage et lui souffla des choses inaudibles. Ce dernier finit par dire:
" rien c'est bon. "
Biscuit reprit donc la route. Il rencontra à nouveau un petit personnage, qui dansait sur la route. Il s'arrêta et vint à sa rencontre. Sur sa joue était dessinée "truc.". Il lui demanda ce qu'elle faisait là. Elle tenait dans la main un asticot dans une boite qu'elle libéra dans la nature.
Elle revint vers Biscuit et lui demanda où menait cette route.
" Elle mène à demain. " lui répondit Biscuit.
" Vous pouvez m'y déposer? "
Elle monta dans la voiture, et Biscuit démarra. Au moment où la voiture s'apprêtait à partir, un asticot grimpa dans la voiture. Le jeune personnage hurla et pleura.
Biscuit murmura:
" Il faudra bien vivre avec, et vivre par dessus ".
C'est sous les sanglots que la voiture démarra, et vogua sur les larmes vers demain. Biscuit arrêta net la voiture, sortit, ouvrit au jeune personnage qui descendit en larmes. Biscuit lui dit:
" Pas question d'aller vers demain maintenant. Commençons par fumer une cigarette. Je reste avec vous, on sait jamais. On prendra ma voiture quand les larmes auront séché et que le soleil sera levé. "

Biscuit se réveilla brusquement, le souffle court. Il alluma une cigarette, prit un café, et se remit au travail.

# Posté le mardi 22 mai 2007 16:55

Le jour où un chat se mit à boire du café.

Le jour où un chat se mit à boire du café.
Deux mois s'étaient écoulés depuis la lettre dans laquelle on informait Biscuit qu'il pouvait encore garder son cher café. Les choses avaient beaucoup évoluées depuis. Gouda n'était pas revenu, il s'en était allé avec le Volcom à San Fransisco, dans le but de trouver du travail ensemble. Biscuit était toujours accoudé à son bar, nettoyant des tasses avec son fidèle torchon. Parfois, la touffe se joignait à la masse ( ah ah. ) et aidait Biscuit en cuisine. La naine quand à elle, était restée dans le Tennessee, où elle tenait toujours ce fameux restaurant dans lequel avait disparu les morceaux du bucheron. Chose et Cookie avaient énormément voyagé, et Cookie avait téléphoné à Biscuit pour lui dire que tout allait bien de son coté, et qu'elle avait prit des photos formidables. John et Jim avaient disparu de la surface du globe, après avoir été emporté par une avalanche. C'était à peu près tout ce qui s'était passé. Un beau jour, un nouveau personnage ( pour vous. ) arriva au road coffee. C'était le puant étherien. Un être que Biscuit avait croisé dans le passé et pour qui il avait une affection toute particulière. Il venait s'installer quelques temps en Arizona car il avait du fuir l'europe, après avoir été découvert tout nu dans un aéroport. C'est les bras grands ouverts ( et les tiroirs caisses fermés à double tour ) que Biscuit acceuillit le puant etherien, qui lui indiqua les deux guitares qui se trouvaient dans son coffre. Il sourit, puis suivit le jeune personnage en indiquant à la touffe de tenir le bar le temps d'un week end. C'était une période assez difficile pour Biscuit, entre départs et arrivées, il ne savait où donner de la tête, mais ces derniers jours, il sentait que doucement, tout ça se calmait et il fut prit d'un apaisement lorsque la voiture démarra, et s'en alla en direction du Grand Canyon.

# Posté le vendredi 14 septembre 2007 09:54

Modifié le vendredi 14 septembre 2007 11:52

Les deux guitares.

Les deux guitares.
Biscuit et le Puant Etherien étaient arrivés à destination, et descendirent de voiture. Ils s'assirent au bord d'une falaise, et jouèrent, en fumant un tabac enchanté. Jamais une ambiance n'aurait pu être aussi apaisante qu'à ce moment là, et tout sembla disparaitre autour d'eux. Tout était blanc, plus de paysage, seulement une mélodie qui allait de ça de là de la planète. Les deux protagonistes avaient les yeux rivés dans le nuage qui les transportait littéralement d'émotion en émotion. Quand tout s'arrêta, ils se regardèrent, et eurent une discussion dans laquelle ils évoquaient des souvenirs lointains, des projets sans date. Biscuit eu une pensée pour Cookie qu'il imaginait gambadant dans le désert australien, et il fut ramené brutalement de ses pensées par un coucher de soleil démesuré. Il semblait se coucher sur la planète entière en même temps. On pouvait apercevoir les étoiles derrière qui attendait la tombée du rideau de lumière pour apparaitre. Tout cela rendit les deux personnages mutiques, et béats. Ils se demandaient comment le temps pouvait passer si vite sans qu'on puisse freiner sa course. Aujourd'hui, un biscuit en forme, et demain, à son réveil, un biscuit périmé, qui avait tous ses ingrédients derrière lui? Le puant étherien vit que son ami était en plein songe, et il lui dit qu'ils avaient tous deux de la chance d'être là. Après tout, la situation aurait pu être pire. Ce raisonnement ne rassura pas le biscuit, mais il lui permit de penser à autre chose, comme à un bon café, et un truc'n'truc burger qui frétillait dans son esprit comme un chat dans une prairie. Très vite, le ventre rejoignit la sérénade psychologique, et Biscuit proposa à son compagnon d'aller manger un morceau, puis d'aller reprendre le café, car l'idée de laisser son café à la touffe provoquait chez Biscuit une vive appréhension, ce a quoi ce dernier répondit d'un hochement de tête.

# Posté le vendredi 14 septembre 2007 10:08

Modifié le vendredi 14 septembre 2007 10:45

L'inconnu

L'inconnu
Alors que la touffe pourchassait un poulet refusant de se laisser abattre, et que le puant etherien allait pour la énième fois au petit coin, Biscuit enrageait à essayer d'ajouter de la musique dans le jukebox, tout en passant le balai. Il soupira après l'échec, et se servit un café. Entra à ce moment un personnage grand, imposant, et portant un appareil photo. Il avait un bandana qui cachait le trop peu de cheveux, et il fumait une cigarette roulée avec brio. Il était àgé, fatigué, mais beau. Biscuit connaissait ce personnage. Il s'approcha de lui et lui proposa un café. L'inconnu répondit en prenant une photo de Biscuit et du café. Dans son langage, cela voulait dire oui, car sinon il aurait jeté et écrasé sa cigarette par terre pour dire non. Ce personnage cachait une capacité à s'énerver incroyable, malgré la bouille d'ours qu'il montrait, alors Biscuit n'insista pas pour une réponse verbale et lui servit son café. Le personnage proposa au serveur de s'asseoir, ce qu'il fit. Il lui posa des questions sur ce qu'il faisait en ce moment, ce a quoi Biscuit répondit, en tripotant machinalement son torchon. L'inconnu n'osait pas le regarder dans les yeux, mais Biscuit voyait une grande tristesse dans les petits yeux reclus et endurcis de ce dernier. On aurait pu croire que le dialogue était scindé par une distance que le temps avait fait naturellement, et Biscuit sentait une boule dans la gorge qui montait au fur et a mesure de la conversation. Le ton maladroitement placide de ce personnage lui rappellait des souvenirs. Au bout d'un court moment de blanc, l'inconnu se leva et dit à Biscuit qu'il devait s'accrocher à la queue d'une comète pour atteindre Neptune, et que s'il ne voulait pas être en retard, qu'il devait filer immédiatement. Il laissa sur l'addition une photo. Elle représentait un arbre généalogique défait, où chacun se cherchait sans se trouver.Il étreint maladroitement Biscuit dans ses bras avant de s'en aller sans se retourner. En réaction, Biscuit sortit et poursuivit la voiture qui s'éloignait, mais il heurta un mur invisible qui montait jusqu'au ciel. Biscuit se releva, puis entra dans le bar, et ravala ses larmes pour préparer le concert du soir. En effet, Jet devait venir jouer le soir même, et malgré le fait que ce soit l'un des plus beaux jours de la vie de Biscuit, un goût amer était présent, qui émanait sans doute de cette boule dans la gorge qui ne s'en était jamais vraiment allée.

# Posté le dimanche 16 septembre 2007 14:33

Modifié le dimanche 16 septembre 2007 15:09